Mieux gérer sa colère
La colère, c’est comme de l’idolâtrie ?
Il y a marqué dans la גמרא que tout celui qui se met en colère, c’est comme s’il faisait de la עבודה זרה. Alors pourquoi comparer quelqu’un qui se met en colère à un idolâtre ?
Pourquoi est-ce qu’on se met en colère en général ? Parce qu’il y a une valeur qui est très importante pour nous qui a été bafouée, piétinée.
Par exemple : je devais travailler avec quelqu’un, on devait fournir un travail à deux. Moi j’arrive programmé, productif, etc. Lui il arrive un petit peu en retard, il prend un café, il commence à discuter. Et ça me met en colère. J’ai une valeur de productivité. L’autre arrive en retard, boit un café, et ça m’énerve parce que ça vient contredire, bafouer cette valeur importante pour moi.
Là où je me trompe, c’est que cette valeur importante pour moi n’est pas la seule valeur.
Si הקב״ה est l’unité des valeurs, alors moi aussi je dois être capable de servir plusieurs valeurs différentes et d’essayer de créer une unité entre elles. Dans notre cas, la personne qui arrive en retard peut aussi porter une valeur : la spontanéité, la souplesse, le lien social — et pas seulement la productivité.
Moi, j’ai été aveugle à ces valeurs parce que j’ai fait d’une seule valeur la valeur unique. Et ça, c’est de l’idolâtrie. Les premiers idolâtres ont pris une force, une valeur, et en ont fait un tout : dieu de l’amour, dieu de la guerre, etc. C’est un déséquilibre. Celui qui se met en colère fait pareil : une valeur devient absolue et doit annuler tout le reste. C’est une erreur qui ressemble à l’idolâtrie.
Un exercice pratique en trois questions
Selon cette compréhension, il y a un exercice pratique en trois questions.
Première question : quelle valeur a été bafouée dans la situation qui m’a mis en colère ?
On identifie notre « petite idole » — ce qu’on a trop accentué. Et en même temps, on garde un regard bienveillant sur nous-mêmes. On ne s’est pas mis en colère pour rien. Il y avait quelque chose d’important derrière. La valeur est réelle, mais déséquilibrée.
Deuxième question : quelle est la valeur dans l’attitude de l’autre ?
C’est plus dur. On a tous les arguments pour dire qu’il a tort. Mais dans l’absolu, est-ce qu’il y a une valeur dans cette attitude ? Souplesse, liberté, sérénité, ne pas être esclave des tâches. Ça permet de se rééquilibrer et d’avoir aussi un regard plus bienveillant sur l’autre. Le sujet ici n’est pas : qui a raison, qui a tort — mais : comment moi je m’améliore.
Troisième question : si je prenais 2 % de cette attitude qui m’a énervé, à quoi ressemblerait ma vie ?
Une valeur dominante me sert beaucoup, mais me limite aussi dans certains domaines — souvent relationnels. Par exemple : si je suis productivité pure même quand je joue avec mes enfants — « j’ai 10 minutes pour jouer » — ce n’est pas adapté. Là il faut souplesse, présence, vivre le moment. Donc je peux utiliser l’attitude qui m’a énervé pour m’équilibrer dans les domaines où je suis trop rigide.
En résumé
Identifier la valeur trop dominante chez moi. Identifier la valeur possible chez l’autre. Intégrer une petite part de cette valeur dans ma vie. Transformer une source de colère en source d’amélioration.
(Texte retranscrit à partir de la vidéo par IA)


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