La gestion des émotions

La gestion des émotions

Développement personnel, Émotions, Psychologie

Raphael Kohane

Raphael Kohane

21 avril 2026

La gestion des émotions

Une émotion, c’est à la fois une réalité physique — des réactions chimiques dans notre corps — mais aussi une réalité mentale, consciente et cérébrale. Donc si on veut apprendre à gérer nos émotions, il faut travailler sur les deux tableaux : sur le côté physique, corporel, et sur le côté compréhension, prise de conscience.

Le côté physique : 90 secondes

Si on commence par le côté physique : par exemple, il y a eu un événement qui a créé chez moi une émotion désagréable. Quelqu’un m’a fait honte, ou quelque chose comme ça. Il faut savoir que toutes les conséquences physiques de cet événement — le cœur qui bat, la respiration qui change, etc. — tout ça va durer en moyenne une minute et demie. C’est-à-dire que le côté vraiment désagréable de l’émotion va durer seulement 90 secondes.

Et dans ce cas, comment ça se fait que parfois des événements vont nous marquer pendant peut-être même des années ? Le problème, c’est que parfois on va transformer cette douleur — physique — en souffrance — mentale, psychologique — qui elle, malheureusement, n’a pas de limite de durée dans le temps.

Pour éviter cet ancrage négatif, pour éviter que cette émotion ne s’inscrive en nous pendant trop longtemps, ce qu’il faut faire c’est déjà la gérer au niveau physique. Ici, toutes les méthodes de respiration, méditation, etc., vont être très pratiques. Peu importe la méthode, le principe sera, par la respiration, de relaxer le corps, de faire descendre la tension, et finalement de réussir à observer l’émotion passer dans mon corps — mais sans se faire prendre par le tourbillon du ressenti qu’elle peut nous amener.

Le côté intellectuel : enrichir son vocabulaire émotionnel

Le deuxième niveau pour gérer ces émotions sera plus au niveau de l’intellect, c’est-à-dire de la compréhension. On va essayer d’apprendre à faire la différence entre les émotions, d’enrichir notre vocabulaire émotionnel. Par exemple, si je ressens de la tristesse, ce n’est pas comme quand je ressens de la culpabilité, de la rancœur ou de la colère.

Ça ressemble à ce que nous dit le רב קוק sur les מידות : il y a des מידות qui se ressemblent énormément extérieurement mais qui ne sont pas du tout les mêmes. Par exemple, la timidité et la discrétion — extérieurement on dirait que c’est la même chose, mais ce n’est pas du tout vécu de la même manière.

Quand on apprend à mieux définir ses émotions, on peut plus facilement leur donner un cadre, voir la source qui a engendré telle ou telle émotion, et du coup minimiser les impacts qu’elles vont avoir sur mon ressenti.

Le troisième canal : l’imagination

Un troisième canal pour gérer ces émotions, c’est l’imagination. Parce que les émotions sont toujours liées à une réalité présente — je suis maintenant dans une période où je ressens du stress, de la peur, etc. Avec l’imagination, en faisant un travail d’imagination dirigée, je peux me reconnecter à mes volontés profondes, à mes rêves, et finalement ça m’aide à prendre du recul sur ma vie et à y mettre un petit peu d’ordre.

En résumé

Pour gérer ses émotions, il faut savoir gérer leur côté physique, avancer au niveau apprentissage et compréhension, et apprendre le langage de l’imagination. Si on avance sur ces trois canaux, on arrivera mieux à gérer nos émotions.

On peut le faire tout seul avec des méthodes dans les livres, sur internet, etc., mais se faire accompagner en clinique apporte des résultats plus rapides et en général plus efficaces.

Bon courage à tous.

(Texte retranscrit à partir de la vidéo par IA)

Raphael Kohane

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