Faire des efforts ou « s’écouter » ?
D’un côté, on a des sources qui nous disent que c’est justement là où c’est dur pour nous, là où ça nous challenge, qu’il faut faire des efforts, qu’il faut persévérer — parce que c’est justement ces zones de difficulté qui vont révéler dans quel domaine je dois améliorer, où est-ce que je dois travailler pour continuer de grandir, d’évoluer, de me développer. Selon ça, c’est justement là où c’est difficile que j’ai une opportunité de développement. Un peu comme un muscle : il commence à gonfler, à grossir, à partir du moment où c’est difficile.
D’un autre côté, on a des sources qui disent complètement le contraire : que ce n’est pas en se faisant violence, en sortant de sa zone de confort qu’on avance, mais qu’au contraire, il faut s’écouter, il faut faire ce qui est naturel pour nous — parce que tout ce qui est artificiel ou forcé, de toute façon, ne tiendra pas. Il faudrait donc plutôt être sensible à ce qui nous convient naturellement, à ce qui est confortable pour nous.
Bien sûr qu’il y a du vrai dans les deux approches. Mais la question c’est : dans quel cas est-ce que je dois me faire violence pour avancer, et dans quel cas, au contraire, je dois m’écouter pour développer mon potentiel au maximum ?
(Si vous avez des réponses, partagez-les en commentaire — ça m’intéresse vraiment.)
Première réponse, assez simple : c’est en deux étapes. La première étape, c’est de s’écouter pour connaître un peu nos tendances, nos capacités, ce qui nous plaît. Mais après, bien sûr qu’il faut se faire violence pour transformer ses capacités de l’état brut à quelque chose de plus travaillé, de plus abouti.
Deuxième réponse : là où c’est dur que je grandis, c’est dans les מידות. Là où c’est naturel que je grandis, c’est dans les מצוות.
Dans les מידות, dans les traits de caractère, je ne peux pas dire « je reste comme je suis, faut pas que je me fasse violence ». Non. Je dois toujours aspirer à m’améliorer encore et encore. Et donc c’est justement là où c’est dur que ça me montre où est-ce que je dois travailler.
Alors que dans le monde des מצוות, ce n’est pas toujours en me forçant que je vais au mieux réaliser la מצוה — mais c’est en me demandant comment est-ce que cette מצוה vient réaliser ma nature profonde. Parce qu’il y a ma nature et ma nature : ma nature profonde que je dois révéler, et ma nature consciente, facile, que je dois façonner.
(Texte retranscrit à partir de la vidéo par IA)


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