Et si la timidité, c'était de l'orgueil

Et si la timidité, c’était de l’orgueil?

Midot, Nefesh, Réflexions courtes

Raphael Kohane

Raphael Kohane

21 avril 2026

Et si la timidité, c’était de l’orgueil ?

La timidité, ça peut vraiment nous pourrir la vie. Ça nous empêche de s’exprimer. On se sent enfermé. On sent qu’on n’arrive pas à donner tout ce qu’on a envie de donner à la société. On n’a pas l’impression de réaliser son potentiel, et du coup, on peut en ressentir une grande frustration.

Alors, certains nous diront : « Mais surmonte ta timidité, vas-y, lance-toi. » Mais en général, quand on prend les choses de manière aussi frontale, ça ne marche pas très bien.

Moi, une des choses qui m’a aidé, c’est de comprendre une des sources de la timidité — et cette source, c’est l’orgueil.

Parce que oui, même si ça n’en a pas l’air. Le timide, il a l’air de vouloir se faire petit, que personne ne le voit, que personne ne le remarque. Et donc on se dit que c’est complètement l’inverse de l’orgueil. Mais en vérité, s’il veut se faire petit, s’il a peur de poser ses questions ou d’interagir en public, c’est finalement parce qu’il est un peu trop proche de lui-même, de son ego. « Qu’est-ce que les gens vont penser de moi ? » S’il était un petit peu plus simple par rapport à ça, qu’il se prenait moins la tête, il pourrait interagir avec l’extérieur de manière un petit peu plus naturelle.

Finalement, avec de l’humilité, ce mouvement de sortie — de l’intérieur vers l’extérieur — qui est tellement dur pour quelqu’un qui est timide, serait beaucoup plus simple. Ça coulerait un petit peu plus, en fait. Donc quand on travaille son humilité, qu’on se prend un petit peu moins au sérieux, ça permet de surmonter la timidité — pas de manière frontale, mais de manière détournée. Et ça marche très bien.

(Texte retranscrit à partir de la vidéo par IA)

Raphael Kohane

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